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Pourquoi le liège est-il le matériau idéal dans la conception du bouchon de champagne ?

Le liège est le matériau traditionnel pour les bouchons de champagne, et ce n’est pas un hasard : il possède des propriétés uniques qui répondent parfaitement aux exigences de ce vin effervescent.

1. Une étanchéité exceptionnelle

Le liège est naturellement imperméable aux liquides et très peu perméable aux gaz. Cela permet :

  • de maintenir la pression interne élevée du champagne (5 à 6 bars) sans fuite ;
  • de protéger le vin de l’oxygène excessif, évitant l’oxydation.

2. Une élasticité et mémoire de forme

Le liège peut être comprimé fortement pour entrer dans le goulot, puis reprendre partiellement sa forme :

  • il garantit un scellage hermétique durable ;
  • il s’adapte aux micro-variations de pression et de température sans se dégrader.

3. Une neutralité chimique et aromatique

Le liège n’apporte normalement pas de goût au champagne :

  • il est chimiquement stable ;
  • il ne libère pas de composés susceptibles d’altérer les arômes délicats du vin.

(Des défauts comme le “goût de bouchon” peuvent exister, mais ils sont rares grâce aux techniques modernes de purification.)

4. Sa capacité à gérer le CO₂

La structure cellulaire du liège lui permet d’absorber et relâcher très légèrement les gaz :

  • elle amortit les variations de pression dues à la présence de CO₂ dans le champagne ;
  • elle évite les ruptures ou éjections intempestives du bouchon.

5. Ses propriétés mécaniques adaptées

Le bouchon de champagne est composé de plusieurs rondelles de liège naturel en tête, collées à un corps de liège aggloméré :

  • ce montage assure une bonne résistance à la pression ;
  • il évite que le bouchon ne casse ;
  • il permet la fameuse forme « champignon » qui se crée après quelques mois en bouteille.

6. Sa durabilité et écologie

  • Le liège est un matériau 100 % naturel, renouvelable et biodégradable.
  • Sa récolte n’abîme pas l’arbre (chêne-liège).
  • L’industrie du champagne mise de plus en plus sur cette dimension écologique.

7. Sa tradition et son expérience sensorielle

Le liège contribue à :

  • la tradition prestigieuse du champagne ;
  • la “pop” caractéristique à l’ouverture, associée à la fête.

Rédaction & illustration de l’article :
Carine CHARLIER / http://www.clic-et-plume.com

Newsletter d’été 2020

> NOUS SOMMES CERTIFIÉS ! <

Nous les attendions avec impatience, nos certifications « H.V.E. » (Haute Valeur Environnementale) et « Viticulture Durable en Champagne » nous ont été attribuées ! Elles viennent donner du sens à des pratiques que nous avions déjà, et nous encouragent à aller plus loin.

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Les pratiques les plus significatives que nous appliquons consistent à :

  • enherber une partie de nos parcelles qui s’y prêtent (faible dévers par exemple)
  • employer la méthode de la confusion sexuelle pour éviter le recours à un l’insecticide
  • travailler le sol (charrutage, intercep) d’une partie de nos parcelle pour éviter les herbicides
  • conserver au maximum les arbres & végétation sauvage des talus aux abords de nos vignes.

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> L’APPELLATION C’EST QUOI ? <

Les Rendements de la vigne champenoise

Le rendement annuel varie en Champagne, comme dans les autres régions viticoles du globe, en fonction de l’âge, de la santé et de l’alimentation de la vigne, de l’activité des parasites et des circonstances atmosphériques. Chez nous, le rendement s’exprime en kg/ha, contrairement aux autres vignobles ou il s’exprime en hl/ha. Le rendement moyen en champagne est de 10400 kg/ha.

Les décisions vendanges c’est quoi ?

Comme tous les ans à Epernay, et à environ un mois des vendanges, l’Union des Maisons de Champagne (U.M.C.) et le Syndicat Général des Vignerons (S.G.V.) abordent le sujet du rendement en champagne, c’est à dire le nombre de kilos de raisins à couper au maximum. De cette confrontation de points de vue, apparaît une décision commune.

A quoi ça sert ?

Du volume de kilos de raisins coupés découle un nombre de bouteilles, produites sur l’ensemble de l’appellation Champagne. Le fait de fixer une limitation/un quota de raisins à cueillir vise à répondre aux mieux à la demande des consommateurs.

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2020, une année compliquée & inédite

Ces dernières années, le rendement autorisé, encore appelé « appellation », tournait autour de 10 500 kg à l’hectare, soit une production de 300 millions de bouteilles dans le monde. Dans ce contexte de crise sanitaire, et avec des chiffres de vente de champagne à la baisse, le négoce et le vignoble ne sont pas parvenus cette année à s’entendre mercredi dernier. En effet deux visions s’opposent :

  • Le négoce propose 7000 kg de raisins coupés à l’hectare pour limiter leur coût d’achat de raisins.
  • Le vignoble (vignerons) souhaite des rendements plus élevés (8000 kg) pour atténuer leur baisse de revenus liée à la crise sanitaire.

Ce retard de décision est inédit et marque une rupture entre les acteurs de la filière. Cette décision a été reportée au 18 août, à la veille des vendanges pour certains secteurs de l’A.O.C. Si le Syndicat général des vignerons et l’Union des maisons de champagne ne parviennent pas à un accord, la décision sera prise par l’organisme gestionnaire de l’appellation d’origine contrôlée (I.N.A.O.).
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> QUESTION VIN <

Pourquoi les bouteilles de vin font-elles 75 cl ?

Ne serait-il pas plus facile d’aller jusqu’à 1 litre ? Cependant, le volume n’a jamais changé, peu importe les formes de ces bouteilles.

Des théories fantaisistes

La standardisation de la bouteille de vin remonte au XIXe siècle. Depuis, de nombreuses théories des plus fantaisistes circulent afin d’expliquer cette contenance. Ainsi, les bouteilles de vin feraient 75 centilitres car cela permettrait une meilleure conservation du vin. FAUX ! La vraie raison derrière cette mesure de 0,75 litre est purement pratique, et surtout historique.

Les bouteilles de vin font 75 cl pour les échanges commerciaux

Au XIXe siècle, l’Angleterre était l’un des principaux importateurs des vins français. Nos voisins n’utilisant pas les mêmes unités de mesure que nous, les viticulteurs français devaient livrer leur vin en barriques calculées en fonction de l’unité anglaise : le gallon impérial (1 gallon valait exactement 4,54609 litres).

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À cette époque, il fallait penser à une conversion simple afin de faciliter les échanges commerciaux. Les producteurs français exportaient alors leur vin en barriques de 225 litres, équivalent de 50 gallons. Ce contenu correspond à 300 bouteilles de 0,75 litre. Aujourd’hui encore, cette mesure est devenue courante. Le vin se vend en lot de 6 ou 12 bouteilles (1 gallon= 6 bouteilles de 75 centilitres).